Installation du Réseau de pharmacovigilance en oncologie en Algérie
source : APS

Installation du Réseau de pharmacovigilance en oncologie en Algérie

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 ALGER – Le Réseau national de pharmacovigilance en oncologie (RENAPO) a été installé, jeudi à Alger, sous la supervision du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid.

Présidant l’ouverture des travaux d’une journée de formation sur la pharmacovigilance en oncologie, M. Benbouzid a précisé que l’installation de ce réseau a pour objectif de sensibiliser et d’encourager les médecins à déclarer les effets secondaires des médicaments, de manière à garantir leur utilisation sûre et à préserver la santé du citoyen.

"Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la politique du ministère visant à encourager de telles initiatives et à encourager l'utilisation des génériques importés ou locaux efficaces et conformes aux standards internationaux pour préserver la santé de tous", a-t-il ajouté.

A.Benbouzid

Le ministre a souligné l’importance de la coordination entre les différents services hospitaliers au sein de ce réseau, et ce à travers tout le territoire national.

A cette occasion, il a affirmé sa disposition à accompagner les médecins et professionnels sur le terrain, à travers le débat et l’échange des vues pour optimiser leur performance », souhaitant que cette journée de formation soit couronnée de succès.

Pour sa part, le président de la Société algérienne de formation et de recherche en oncologie, Adda Bounedjar a souligné que le Réseau national de pharmacovigilance en oncologie « se réfèrera à une plateforme numérique dédiée au signalement des effets secondaires », ajoutant que le réseau « compte actuellement quelque 30 membres représentant 15 services hospitalo-universitaires au niveau national outre 70 services d’oncologie ».

Le principal objectif ce réseau qui travaille en collaboration avec le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM), consiste à préserver la santé des malades et garantir une utilisation sûre à travers la collaboration entre les différents services et la déclaration en temps réel des effets secondaires pouvant entrainer la dégradation de la santé du malade voire le décès, notamment pour ce qui est des effets secondaires méconnus ou non mentionnés dans la notice ».

"Les médecins peuvent effectuer leurs déclarations directement via la plateforme. En cas d'enregistre d'une deuxième ou troisième déclaration, le Réseau prend attache avec le CNPM qui se réunit pour examiner le taux de risque et lancer des enquêtes qui peuvent aboutir, si le danger du médicament est confirmé, à un retrait dudit médicament de la PCH et du marché", a-t-il ajouté dans ce cadre

Adda Bounedjar

Relevant que plusieurs médicaments avaient été retirés récemment du marché suite à des signalements de médecins, le même responsable a indiqué que cela reste insuffisant au vu du nombre de médicaments disponibles en Algérie, princeps, génériques, localement fabriqués et même importés, d’où l’installation de ce réseau national pour le renforcement de la veille en la matière.

De son côté, Asma Garboua, oncologue au Centre anti-cancer (CAC) Pierre et Marie Curie, également membre du Réseau, a mis en avant le rôle majeur de ce réseau national dans la surveillance et la détection des effets secondaires des médicaments et des équipements médicaux, ajoutant que cette journée de formation destinée aux médecins permettra d’expliquer les étapes principales pour le lancement de la plateforme numérique.

A cette occasion, elle a appelé ses confrères à l’impératif déclaration de tout effet secondaire des médicaments y compris ceux de premier degré, déclarant « nous ne laisserons pas en tant que médecins les gens mourir à cause de cela ».

A une question sur l’efficacité des médicaments anti-cancer génériques, Dr. Garboua a affirmé que leur utilisation « a prouvé son efficacité en réalisant de très bons résultats », relevant, au même temps, le retard rattrapé en matière des médicaments destinés aux enfants suite aux signalements lancés à l’adresse du ministère tutelle qui a assuré une quantité « insuffisante » en attendant la réception juin prochain d’autres lots de médicaments immuno-thérapeutiques

Source : APS

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