Le Molnupiravir : un antiviral qui stop la propagation du coronavirus en 24 heures
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Le Molnupiravir : un antiviral qui stop la propagation du coronavirus en 24 heures

Durant cette crise épidémiologique mondiale, la course aux vaccins fait rage, les laboratoires du monde font tout pour concevoir et mettre sur le marché un vaccin sur et efficace, cependant, en attendant le vaccin « miracle » il faut trouver des solutions pour stopper la transmission du virus, le molnupiravir semble être la solution idéale pour ça.

Le Molnupiravir, c'est quoi ?

Le Molnupiravir, ou MK-4482/EIDD-2801, est un analogue nucléosidique de la cytidine, une molécule dont la formule de base est similaire à un nucléoside mais avec une modification qui ne la rend pas viable, l’N4-hydroxycytidine. Cette molécule induit des erreurs lors de la réplication du matériel génétique du virus par la transcriptase inverse, l’empêchant ainsi de former des virions infectieux. Il s’agit donc d’un antiviral à large spectre potentiellement efficace sur tous les virus à génome ARN.

Or, il n’avait jamais été testé sur le SARS-CoV-2. Certains chercheurs de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Géorgie ont mené une étude en parallèle sur le Molnupiravir. Les résultats ont été publiés le 3 décembre dernier. Ce médicament est, à l’origine, un antiviral utilisé pour combattre la grippe et selon le directeur des recherches menées sur ce remède, Dr Richard Plemper, il pourrait « changer la donne » dans le cadre des soins contre le Covid-19. Et pour cause ! Le médicament, aussi appelé MK-4482 / EIDD-2801, « stoppe complètement la transmission du virus dans les 24 heures ». Dr Plemper a souligné l’importance de cette étude : « il s’agit de la première preuve qu’un médicament administré par voie orale peut bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2 ». L’Université de l’État de Géorgie a également indiqué que « le médicament peut être pris par voie orale, un traitement à base de Molnupiravir peut être débuté tôt pour un bénéfice potentiellement triple : arrêter la progression vers une forme grave de la maladie, raccourcir la phase infectieuse et donc l’isolement prolongé des patients, et annihiler rapidement les flambées locales ».

Comment s'est déroulé cette étude ?

Le Molnupiravir a été administré aux animaux tous les jours sous la forme d’un comprimé, à travers leur nourriture, 12 heures après qu’ils ont été infectés par le SARS-CoV-2. Les scientifiques ont alors observé que le traitement a significativement réduit l’excrétion du coronavirus dans les douze premières heures après l’administration. Les particules virales sont indétectables, mais l’ARN viral a été isolé, dans le nez des animaux 24 heures après le traitement. Pour étudier l’effet du Molnupiravir sur la propagation du coronavirus, un furet infecté a été mis en contact rapproché avec deux autres animaux sains pendant trois jours. La charge virale des animaux a été mesurée le quatrième jour. Le furet infecté, puis traité au Molnupiravir, n’a pas transmis le coronavirus à ses colocataires. Leur charge virale était indétectable au quatrième jour.

En ce qui concerne l'homme ?

Pour l’heure, des essais cliniques de phase II/III du Molnupiravir sont en cours et menés par le laboratoire Ridgeback Biothérapeutes. L’antiviral expérimental est actuellement testé chez des patients atteints de Covid-19. Les chercheurs essaient sur eux trois dosages différents du traitement, administré toutes les 12 heures pendant cinq jours. Les données de ces essais cliniques ne devraient toutefois pas être disponibles avant mai 2021.
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