L’immunité au COVID-19 : sa durée et son efficacité.

L’immunité au COVID-19 : sa durée et son efficacité.

Pas un jour qui passe sans qu’une étude sur l’immunité au Covid-19 ne tombe et apporte son lot d’informations. toutefois, certaines études sur le système immunitaire face au Covid-19 se contredisent sur sa durée et son efficacité.

Nous allons essayer d’éclaircir cela point par point. 

Tout d'abord, l'immunité, qu'est ce que c'est ?

L’immunité « naturelle » est une barrière à l’infection conférée par un système de défense immunitaire innée, qui fonctionnent très rapidement pour éliminer le virus, « Si cette immunité innée n’est pas suffisante, le virus commence à se multiplier et c’est l’immunité acquise qui prend le relai. Pour la Covid-19, « nous commençons à avoir le recul nécessaire et il semble effectivement que certains variants de nos gènes soient associés à une protection » commente un chercheur de l’inserm.

L'immunité collective :

Selon l’organisation mondiale de la santé, l’immunité collective se décrit comme suit :

L’immunité collective (ou « immunité de la population ») est un concept utilisé pour la vaccination, selon lequel une population est protégée contre un virus donné une fois un certain seuil franchi.

Ainsi, on obtient une immunité collective en protégeant les individus contre un virus, non en les exposant à celui-ci (comme ce qui à été fait au début de l’épidémie au Royaume-Uni).

Les vaccins entraînent notre système immunitaire à produire des anticorps comme lorsque nous sommes exposés à une maladie, mais ce qui est fondamental, les vaccins agissent sans nous rendre malades. Les personnes vaccinées sont protégées contre la maladie en question.

À mesure que le nombre de personnes vaccinées ou immunisé naturellement au sein d’une communauté augmente, le nombre de celles qui restent vulnérables décroît, et la possibilité de transmission de l’agent pathogène d’un individu à l’autre est plus faible. En limitant la possibilité pour un agent pathogène de circuler dans la communauté, les personnes ne pouvant pas être vaccinées en raison d’autres affections graves sont protégées contre la maladie. C’est ce qu’on appelle l’immunité collective.

Le pourcentage de personnes qui doivent posséder des anticorps pour parvenir à l’immunité collective contre une maladie donnée dépend de chaque maladie. Par exemple, l’immunité collective contre la rougeole est obtenue quand environ 95 % d’une population est vaccinée. Les 5 % restants sont protégés du fait que la rougeole ne se propagera pas parmi les personnes vaccinées. Pour la poliomyélite, ce seuil est d’environ 80 %.

Après une infection au Covid-19, combien de temps est-on immunisé ?

La question de la durée de l’immunité contre la covid-19est essentielle pour mieux comprendre l’évolution de l’épidémie. si cette immunité est faible, le virus continuera sa propagation, si celle-ci est forte, elle va engendrer une immunité collective ce qui va ralentir le virus jusqu’à ce qu’il s’éteigne de lui-même faute de trouver des « hôtes » potentiels. Il faut comprendre que le système immunitaire est unique pour chaque individu, d’après certaines études publiés, l’immunité au Covid-19 est proportionnelle à la gravité de l’infection contracté par le patient. Une personne infecté au Covid-19 avec des symptômes « grave » développe une quantité d’anticorps plus importante qu’une personne infecté mais « asymptomatique » .

Une étude publiée sur "bio Rxiv" :

Les chercheurs se sont concentrés sur les quatre principales composantes de la réponse immunitaire, à savoir les anticorps, les lymphocytes B, ainsi que les lymphocytes T. Les échantillons ont été prélevés chez 189 patients américains, âgés de 19 à 81 ans, la plupart présentant des symptômes légers. Non seulement les chercheurs ont noté une baisse relativement modeste des anticorps 6 à 8 mois après l’infection mais ils se sont aperçus que le nombre de lymphocytes B était en hausse, Les lymphocytes T ne montrent elles aussi qu’une légère diminution, ce qui laisse espérer une persistance à long terme. « Cette étude est la première à tracer la réponse immunitaire de manière aussi détaillée », se félicitent les auteurs.

graphe immunité
Évolution des différentes composantes de la réponse immunitaire près l’infection : anticorps IgA, IgB, IgG, lymphocytes T CD4 et CD8. © Jennifer Dan et al., bioXriv, 2020

Ces résultats encourageants sont en ligne avec d’autres études. Il a été montré que des survivants de l’épidémie de SRAS de 2003 ont encore des anticorps  17 ans après. Une autre étude de l’université de Fribourg (Allemagne) montre que les patients atteints de Covid-19 développent une réponse immunitaire puissante par l’intermédiaire des lymphocytes T CD8+, capables d’éliminer les agents pathogènes même en l’absence d’anticorps.

Conclusion :

Même si ces premières études sont encourageantes, il ne reste néanmoins que le coronavirus (sars-cov-2) est peu connu et porte encore en lui son lot de surprise.

Toutefois, l’immunité face au coronavirus est bien réelle et peut durer plusieurs mois ou même plusieurs années selon une chercheuse de l’INSERM.

Avec l’arrivée des vaccins, la question sur la durée de l’immunité va encore se poser, mais sera vite répondue après les premiers mois qui suivront les campagne de vaccinations partout dans le monde.

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