Pourquoi l’Algérie a choisi le vaccin russe Spoutnik-V

Pourquoi l’Algérie a choisi le vaccin russe Spoutnik-V

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Le docteur Lyes Merabet, président du syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) explique au journal El moujahid pourquoi l’Algérie a choisi le vaccin anti-coronavirus russe SPOUTNIK V.

Durant une interview accordée au journal El moujahid, le Dr Lyes Merabet explique les raisons du choix de l’Algérie concernant le vaccin anti-coronavirus russe Spoutnik-V,

En effet, parmi les vaccins disponibles dans le marché mondiale (pfizer, moderna, astrazeneca…) l’Algérie a opté pour le vaccin russe Sputnik V. ce vaccin a était homologué par les autorités sanitaires russes en aout 2020 et a prouvé son efficacité qui est estimé à 91.4% selon ces derniers. Et pour ce qui est des effets secondaires, le Dr Merabet estime qu’il n’y a pas eu de cas graves signalés.

Ce choix du vaccin russe par le gouvernement Algérien a suscité plusieurs interrogations et quelques commentaires négatives, certains spécialistes estiment que l’Algérie a mis trop de temps à se décider pour passer commande pendant que les autres pays négociaient leur quota de vaccins des laboratoires Pfizer, moderna ou encore Astrazeneca. Étant donné que les vaccins « populaires » sont en surcharge de commande, il ne restait que deux possibilités pour l’Algérie, le vaccin chinois « sinovac » et le vaccin russe « Spoutnik-V ».

Selon la même source l’Agence est chargée, notamment de « saisir les autorités compétentes afin de prendre les mesures nécessaires visant à préserver la santé publique lorsqu’un produit pharmaceutique ou un dispositif médical présente ou est soupçonné de présenter un danger pour la santé humaine ».

Elle a aussi l’autorité d’émettre un avis sur les autorisations temporaires d’utilisation (ATU) des médicaments non enregistrés et de contribuer à la définition des règles de bonnes pratiques de fabrication, de stockage, de distribution et de dispensation des produits pharmaceutiques.

Elle est tenue, selon ce décret de contribuer à l’établissement des nomenclatures des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux et à leur actualisation et de contribuer à l’élaboration de la liste des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux essentiels.

Les critères pris en compte.

Pour le Dr. Lyes Merabet, les raisons sont évidentes, en premier lieu on cite la bonne et longue relation qu’entretient l’Algérie avec la Russie, ce point d’après M. Merabet jouera en faveur de l’Algérie.

Deuxièmement, le choix du vaccin russe spoutnik-V a était fait en tenant compte du taux d’efficacité de ce dernier qui est estimé à 91.4%, ce qui un taux assez conséquent, mais aussi, son faible cout (environ 10 dollars la dose de vaccin), ce qui lui donne un avantage concurrentiel et le met en bonne position.

Troisièmement, le vaccin russe spoutnik-V ne nécessite pas une logistique de transport spécial car d’après les autorités et les informations données par les autorités russes, le vaccin spoutnik-V se conserve entre 2 et 8°C, une température assez facile de conservation et donc ne posera pas de problème car notre système actuel peut très facilement gérer cela.

Et enfin, la possibilité de produire localement en Algérie le vaccin Spoutnik-V, Le 8 décembre dernier, l’ambassadeur russe à Alger, Igor Beliaev, avait déclaré que son pays est « prêt à coopérer avec l’Algérie pour lancer la production au niveau local » du vaccin Spoutnik-V « Le Fonds russe d’investissements directs propose diverses formes de coopération, à savoir l’acquisition directe, le transfert de technologie, la production conjointe et la participation à la phase III des tests cliniques », a développé le diplomate, précisant : « Ce sont ces formules [de coopération] que nous avons proposées à la partie algérienne. »

Un médecin algérien s’est exprimé sur le sujet et a déclaré « Je préfère largement les vaccins russes et chinois aux autres, explique un médecin algérois, parce que je me méfie des techniques inédits sur lesquelles nous n’avons pas assez de recul », mais le même médecin s’inquiète de l’efficacité du système de vaccination en Algérie, malgré les assurances des autorités. « Notre pays a beaucoup perdu de sa culture de vaccination qui était florissante durant les années 1960-1970. Les zones sahariennes, très vastes, restent peu desservies, par exemple, en termes de couverture sanitaire, et la méfiance envers les vaccinations ont causé la réémergence de maladies qu’on avait vaincues par le passé, comme la rougeole », poursuit le médecin.

En ce qui concerne le début de la compagne de vaccination en Algérie, le président Abdelmajid Tebboune avait instruit les membres du gouvernement à trouver un vaccin « efficace » et commencer la campagne de vaccination dès ce mois de janvier 2021. Pour l’heure, rien n’a encore était avancé par le gouvernement algérien en ce qui concerne la campagne de vaccination, les premières doses du vaccin russe Spoutnik-V devraient arriver dans les prochains jours et ainsi, la campagne de vaccination pourra débuter

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